Voilà un texte que j'ai retrouvé dans mon natel. Je l'ai écrit l'année dernière. (Dans un moment ou j'étais pas super bien, hein, j'tape pas sur tout le monde..) J'étais franchement étonnée d'avoir écrit ça, d'ailleurs.. Mais bon, ça soulage ^^
J'étais frustrée. Le monde tournait à l'envers ou quoi? C'était moi, de trop? pourquoi rien ne se passait comme je le voulais? Pourquoi tu ne t'es tournée vers moi qu'un instant? Je suis donc rien pour toi? Comme un mouchoir en papier? À utiliser et à jeter? Suis-je donc sans intérêt? Pourquoi se détourner de moi? Je suis sale? Ou bien tu as trouvé un mouchoir brodé de dentelle, qui a plus d'intérêt que mes pauvres petites fibres? Moi je suis simple, pure, et je rêve que tu me regardes et me traites comme il se doit! Je suis là... J'ai l'impression d'être disséquée dans une flaque d'eau. Les autres me voient, mais ne me sortent pas de là. Ils n'ont pas remarqué. C'est pas de leur faute, je veux pas les embarquer au fond de "mon" trou. Ça me serait fatal. S'il n'y avait plus personne qui voudrait d'un mouchoir en papier, pourquoi serais-je là? Mais voilà, quelqu'un trempe sa main dans la flaque, se mouille la manche pour récupérer tous les petits bouts de mouchoir éparpillés... Je lève les yeux : toi? Pourquoi? Pourquoi me noyes-tu si c'est pour me repêcher après? Patiemment, simplement, tu recolles les morceaux. Mais je n'y crois pas. Pas totalement. Ton attention n'est pas que pour moi, tu peux vivre sans moi, mais moi pas, je suis JALOUSE! Je te voudrais seulement pour moi! Au fil du temps, je sèche, je me reconstitue. Je ne t'en veux plus, mais un tout petit peu encore, quand même. Juste un peu. C'est là que tu me dis : "Tu sais, la dentelle c'est très joli! Mais le papier est extraordinaire. Il se métamorphose, s'adapte, se plie aux volontés, comment vivre sans papier?". Je ne suis qu'à moitié convaincue, mais je soutiens ton regard. Tu me regardes ensouriant, un regard vrai. J'ai l'impression d'être importante. Ça me fait plaisir. Je me regarde. Je ne suis pas un misérable mouchoir détrempé, je suis une belle feuille blanche, avec un petit point noir. Ça m'aurait fait peur d'être parfaite. Tu prends un stylo et tu marques "JE T'AIME, NE L'OUBLIES PAS". JE suis contente d'être du papier. On n'écrit pas sur de la dentelle.
Mais dis-moi, à quoi ça sert de me sauver si c'est pour me détruire ensuite et faire comme si de rien n'était? Je te hais. Tu me dis que tu m'apprécies mais tu ne me pas rles pas. Je te hais. Tu m'as lâché comme ça, car tel est ton bon plaisir. Je te hais. Je te rendrais tout le mal que tu me fais si je m'abaissais à ton niveau. Je te hais. Ce que tu me fais me blesse. Je te hais. Et tu vis ta vie sans t'en rendre compte.Je te hais. Sache que je ne peux que pleurer à tes côtés, sinon je te tuerais. Je te hais. Si tu réflechissais un peu, tu te rendrais compte de quelque chose. Je te hais. Si je te déteste autant, c'est parce que je t'adorais.


